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Mauritanie : le drame des mutilations génitales féminines

Forme violente de violation des droits de filles et des femmes, les mutilations génitales féminines restent une pratique fortement ancrée dans la quasi-totalité des Etats de la sous-région ouest-africaine. Adossée à la culture et à la religion, même si ces raisons sont décriées, sa prévalence est telle en Mauritanie qu’elle reste une préoccupation pour les associations de défense des Droits de l’homme. Au Forum des ONG en préparation de la 61e Cadhp à Banjul (28-30 octobre 2017) l’Association mauritanienne des Droits de l’Homme (Amdh) a posé le débat sur ces pratiques qui concernent 66% des femmes selon une étude menée en 2016.

Considérées par la tradition comme un rite initiatique, la douleur aigue, le choc, l’hémorragie, les infections que peuvent entrainer les Mgf constituent des chocs qui marquent parfois les femmes à vie. Si elles n’en meurent pas. Les discussions lancées durant le Forum ont tourné autour du droit à la santé, à la sécurité et à l’intégrité physique des filles et des femmes. Mais aussi le droit d’être à l’abri de la torture et des traitements cruel, inhumain ou dégradant ou encore le droit à la vie quand on en mesure les conséquences mortelles.

La Mauritanie, rappelle l’Amdh, a signé des conventions internationales telles la Convention sur l’élimination de toutes formes de discrimination a l’égard des femmes (Cedef) et la Convention sur les droits des enfants (Cde) qui consacrent toutes le principe de respect de l’intégrité physique et mentale de l’être humain et s’oppose notamment à l’atteinte au corps humain. Mais la législation mauritanienne ne comporte aucun texte interdisant ces pratiques. Elles continuent donc de prospèrer faute d’une volonté politique pour y mettre un terme.

Abdoul Kader Barry

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