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Minorités : quand la question des identités divise

L’égalité, l’existence, les discriminations, les minorités sexuelles, la paix, la sécurité, l’environnement… La liste est longue mais il s’agit de quelques droits reconnus aux peuples par la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples. Le seul instrument qui protège les libertés des groupes humains dans leur globalité sur le continent. Un instrument qui consacre des évolutions, mais qui connaît bien plus des limites dans son application.

Les valeurs traditionnelles dont il est question ne sont pas clairement cartographiées. Le protocole de Maputo et son article 4 sur l’intégrité et la sécurité de la femme a été querellé dans nombre de pays africains mais a été adopté. Beaucoup de disposition ont ainsi fait ou continuent de faire l’objet d’une remise en cause.

Il s’agit de concepts complexes qu’il faut pouvoir définir et les interpréter dans le contexte africain. La commission de l’Union Africaine travaille à l’interprétation des termes tels que «valeurs culturelles» et «bien-être des sociétés». Les identités, selon une certaine définition, peuvent être comprises à deux niveaux (Tap, 1980). «Au sens large, c’est l’ensemble des caractéristiques physiques, psychologiques, morales, juridiques, sociales et culturelles à partir desquelles une personne se définit, se reconnait et se fait connaître ; ou à partir desquelles autrui peut la définir, la situer, ou la reconnaitre». Au sens restreint, toujours selon cette source, c’est le sentiment d’identité. C’est à dire comment l’individu se perçoit le même, reste identique à lui-même dans le temps. Elle se réalise de façon dynamique, impliquant la recherche de sécurité et d’une plus grande stabilité.

Selon le dictionnaire Hachette encyclopédique (2001), la valeur «c’est le principe idéal (cause première, fondement théorique, loi générale) auquel se réfèrent les membres d’une collectivité pour fonder leur conduite (valeur morale, sociale, esthétique, échelle de valeurs, etc.)…». La norme s’appuie sur des valeurs. Elle varie selon l’époque ou le contexte. Certaines questions vont être abordées dans 61e Session de la Commission africaine des Droits de l’homme et des peuples, mais les conceptions que les uns et les autres s’en font vont sans doute diviser.

Irène Sidonie Ndjabun

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