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Promotion de l’égalité : « Il est temps de faire place aux femmes »

Une dizaine d’acteurs de la société civile ont effectué le déplacement pour Banjul, dans le cadre de la 61ème session ordinaire de la Cadhp. Parmi eux, Ali Ouattara, un activiste social ivoirien...

Flamme d’Afrique : Qu’est-ce qui explique votre présence à Banjul ?

Ali Ouattara : je suis là en tant que point focal régional de l’Afrique francophone pour World Federalist Movement (WFM). C’est un ensemble de réseau qui travaille pour la promotion de la paix, la prévention des conflits et pour une justice internationale juste et équitable. WFM s’occupe également de promouvoir l’égalité de genre.

FA : le genre est-il suffisamment connu et pris en compte par les politiques ?

Le genre féminin est toujours mis en minorité au niveau de nos Etats et à tous les niveaux de postes de responsabilités, de prises de décision, de gestion et de règlement des conflits, par exemple.

FA : Comment cela se présente en Côte d’Ivoire ?

A l’Assemblée nationale, dans le gouvernement, au niveau des postes de responsabilité, les femmes sont en minorité, avec moins de 10%. Il y a un travail qui s’inscrit dans la durée qu’il faut mener pour faire en sorte qu’elles puissent jouer les premiers rôles, dont celui de la prévention pour la paix. En effet, la femme peut amener nos Etats à la paix.

FA : Voulez-vous dire que les hommes ne sont pas efficaces en la matière ?

Les hommes doivent reconnaitre leurs limites. Aujourd’hui les grands conflits dans le monde sont le fait des hommes. Les femmes, les enfants et les personnes du 3ème âge sont les plus vulnérable, lorsque surviennent des crises. C’est donc une bonne chose qu’il y ait de l’inclusion pour la gestion des conflits, mais aussi pour leur prévention. Et les femmes y ont toutes leur place.

Entretien réalisé par Herman Bléoué

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