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Société civile des droits de l’homme : les ONG sollicitent plus de ressources

Pour convaincre et être pris au sérieux, il faut être pertinent dans ses allégations. Pour ce faire, les associations de défense des droits humains doivent avoir une maîtrise des questions de droits humains, ainsi que des traités et instruments internationaux. Mais elles doivent aussi être pointues dans l’observation des violations des droits humains, la collecte des données sur le terrain, l’analyse des informations glanées et la formulation des projets de lois relative. Mieux, il leur faut assurer les conditions de leur propre sécurité. Sur ce dernier point, deux pays, la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, se sont déjà dotés de lois et ailleurs cela commence à bouger.

La République du Congo a sollicité l’expertise de Ouagadougou et d’Abidjan pour  lancer le processus. Le Mali a entamé le sien avec une certaine réussite, car le texte a déjà été déposé sur la table de l’Assemblée nationale.  En Sierra Léone des consultations ont été engagées entre l’Etat et la société civile et le projet se trouve devant le procureur général. Dans d’autres pays tels le Niger, la Guinée et l’Ouganda, les travaux d’élaboration de la loi de protection des défenseurs des droits de l’homme (Ddh) avancent.

De manière générale ce sont les crises politico-militaires qui  ont été les déclencheurs de telles avancées. Car dans leur résolution ou dans la recherche de solution le contexte est souvent favorable à un renforcement des défenseurs des droits humains.

Au cours d’une conférence de presse organisée par Amnesty Internationale à la veille des travaux de la 61ème session de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (Cadhp) à Banjul cette question a été débattue et les organisations de défense des Droits de l’homme ont étalé les difficultés qui sont les leurs pour mener leur travail sur le terrain, récolter des informations et documenter des cas. En 1998, a tenu à relever M. Clément Voulé du Togo, ils avaient le champ libre. En 2017 on note beaucoup de restrictions dans la jouissance des droits humains. La lutte contre le terrorisme est passée par là, souligne Florence Ouattara, sa consœur du Burkina Faso. Mais l’évolution est favorable.

Irène Sidonie Njabun

A Propos de l'IPAO

L'IPAO est une organisation non gouvernementale africaine indépendante d'appui aux médias, à la communication, créée en 2000, qui opère principalement en Afrique de l'Ouest. L'IPAO est membre du Réseau Panos (« Panos Network ») qui regroupe 8 Instituts Panos autonomes. Le Réseau Panos est légalement enregistré aux Pays-Bas comme « Fondation du Réseau Panos ». Le Réseau est gouverné par un «...

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