• (+221) 33 849 16 66
  • |
  • info@panos-ao.org
  • |

Panel de discussion

Participants au Panel

Selon l’honorable Faith Pansy Tlakula, Rapporteuse spéciale sur la liberté d’expression les Droits des LGBTI sont une question émergente de la liberté d’expression. Toutefois, cette liberté d’expression est loin d’être assurée. En effet :

  • Du côté des LGBT : Les  organisations  LGBTI et leur leader sont généralement loin de pourvoir exercer leur droit à la liberté d’expression. S’ils ne peuvent jouir des droits humains (droit à l’identité, à s’associer, etc., etc.), le droit à la liberté d’expression est, corrélativement, le droit qui leur est le moins reconnu. Dans un contexte extrêmement hostile, comment exercer ce droit ? Comment l’exercice de ce droit peut-il renforcer le respect des autres droits ?
  • Du côté des médias : ils sont souvent prisonniers pour des raisons sociales, économiques ou culturelles, prisonniers des opinions publiques, et de leur préjugés. Pire, ils sont parfois les instruments, naïfs ou conscients, de jeux d’intérêts – politiques, religieux –, et surenchérissent et amplifient les opinions hostiles à travers des discours de haine, qui vont jusqu’à l’incitation à la violence. Dans un tel contexte, les médias peuvent-il concilier l’exercice de leur propre liberté d’expression avec l’exercice de ce même droit par les groupes qu’ils contribuent trop souvent à marginaliser ? Peuvent-ils sinon contribuer au respect des droits humains des LGBT par leur propre pratique du droit à la liberté d’expression dont ils jouissent, du moins respecter les principes éthiques et déontologiques sur une question « socialement sensible » ? Quels en sont les obstacles ? Dans quelles conditions peuvent-ils être surmontés ? Peuvent-ils trouver la porte – étroite – entre leurs obligations déontologiques et leur propre exercice à la liberté d’expression, d’une part, et l’intolérance souvent dominante de leurs publics, d’autre part ?

I. Objectifs

1°/ Analyser et débattre des pratiques des médias et journalistes professionnels.

  • Faire un état des lieux de la manière dont les médias traitent de la question LGBT, et de leurs conséquences.
  • Analyser les obstacles et défis auxquels les médias traditionnels sont confrontés dans le traitement de cette question.
  • Identifier, proposer et exposer de bonnes pratiques médiatiques.

2°/ Analyser et débattre des pratiques de communication des Organisations LGBTI

  • Faire un état des lieux des obstacles rencontrés par les ODDLGBT dans leurs pratiques de communication.
  • Et identifier les bonnes pratiques.

3°/ Explorer des pistes de collaboration entre médias et Organisations LGBTI.

  • Pour la promotion des droits de ces minorités dans le cadre de l’exercice du droit de la liberté d’expression.

II.. Agenda

Pour répondre à ces objectifs, les discussions seront articulées comme suit :

 

Legal & social barriers for a neutral and balanced treatment of LGBTI information:  - PANOS

Social impact on narrowing civil society space on LGBTI organisation in Africa Discussion

Comment utiliser les médias pour changer la perception sociale sur les questions liées à l’orientation sexuelle, l’identité et expression de genre CAL

Developments of rights framework at the ACHPR -Legal barriers to freedom of expression and right to information. Centre for Human Rights

Moderation: Article19

III. Partenaires

Le Panel sera animé les organisations suivantes :

  1. Institut Panos Afrique de l’Ouest (IPAO)
  2. ARTICLE19, WA
  3. African Centre for Democracy and Human Rights Studies (ACDHRS),
  4. COALITION OF AFRICAN LESBIANS (CAL)

IV. Date et lieu

29 octobre 2017, 14h-16h, Kairaba Hôtel, Bajul - Gambie

A Propos de l'IPAO

L'IPAO est une organisation non gouvernementale africaine indépendante d'appui aux médias, à la communication, créée en 2000, qui opère principalement en Afrique de l'Ouest. L'IPAO est membre du Réseau Panos (« Panos Network ») qui regroupe 8 Instituts Panos autonomes. Le Réseau Panos est légalement enregistré aux Pays-Bas comme « Fondation du Réseau Panos ». Le Réseau est gouverné par un «...

AUDIO


Entretien avec Alioune Tine, directeur d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre
Commission africaine des droits de l’homme et des peuples
La montée de l’homophobie : Le cas du Burkina
Discours du président gambien Adama Barrow (61ème CADHP)